Un peu d’histoire

Beaumont reflète bien le mode de vie qui prévalait sur la Côte-de-Bellechasse jusqu’au XIXième siècle. Le patrimoine bâti religieux, résidentiel et agricole y est abondant et bien conservé.

Des rives du Saint-Laurent jusqu’au premières montagnes appalachiennes, cette partie du territoire se distingue par ses espaces verts, son village pittoresque qui est parmi les plus remarquables du Québec.

C’est au cœur de ce paysage vallonné aux airs romantiques que Beaumont est témoin de l’époque seigneuriale avec ses maisons d’inspiration française, ses chapelles de procession et son église (1733), témoignage du riche passé de la région. C’est sur la porte de l’église Saint-Étienne que fut affichée la proclamation de Wolfe décrétant la chute de la Nouvelle-France en 1759.

LES GRANDES ÉTAPES DE L’HISTOIRE DE BEAUMONT

LES PREMIERS BEAUMONTOIS : On peut presque dire avec vérité que l’Île d’Orléans fut la mère de Beaumont. Le contact fréquent avec les insulaires est resté tant que les Beaumontois avaient à se rendre en canot à l’île pour entendre la messe du dimanche. Plus tard le cheval a facilité le déplacement vers les autres villages de la côte.

1672 : L’intendant Jean Talon octroie à Charles Couillard la Seigneurie de Beaumont, de l’est du village jusqu’à la route actuelle de Saint-Charles (route 279) et à François Bissot, la Seigneurie de Vincennes, l’ouest du village. L’agriculture constitue l’activité principale des villageois. Les trois cours d’eau permettent l’opération des moulins. La population augmente très lentement.

1692: La paroisse de Saint-Étienne-de-Beaumont est fondée.

1730: 30 âmes. Presque tout au long du régime français, l’État interdit la construction de bâtiments sur les terrains qui avaient une superficie de moins d’un arpent et demi par trente. La construction de bâtiments au coeur du village s’avère donc impossible.

1760: Fin du régime français.

Vers 1824 : Plus ou moins 1000 âmes. Beaumont ne ressemble pas encore à un véritable village puisque seuls l’église et autres bâtiments religieux d’origine et quelques maisons de ferme forment le centre du village.

1854: Fin du système seigneurial.

Vers 1860 : Plusieurs commerçants, artisans et quelques rentiers élisent domicile au coeur du village. La population continue sa lente progression.

Vers 1920 : Le chemin du Roi (chemin du Domaine actuel) doit contourner l’église qui s’agrandit vers l’ouest.

Vers 1950 : La route 132 est construite pour permettre aux automobilistes de contourner le village. Un peu plus tard apparaît le boulevard Mercier avec son allée d’arbres grandioses en plein centre.

1998 : Le nom officiel de la municipalité devient Beaumont.

Aujourd’hui : La proximité de la ville force l’urbanisation du territoire. Les banlieues se développent. Les visiteurs qui apprécient le calme sont choyés, les artistes à la recherche de sujets inspirants sont séduits car le « vieux Beaumont » conserve son cachet.

UN VILLAGE TOUT EN COURBES …

Le centre de Beaumont possède un caractère bien particulier. Le chemin de Domaine traverse le village en suivant le cours sinueux de la falaise. À chaque courbe, un nouveau paysage se dessine. Le promeneur découvre que plusieurs maisons sont implantées de biais par rapport au tracé routier. L’orientation de ces résidences est définie en fonction du découpage cadastral établi par le système seigneurial. Les lots s’alignent perpendiculairement aux anses, elles-mêmes souvent obliques par rapport au fleuve. Une merveilleuse perspective s’offre à nous en arrivant de l’ouest. À l’approche du pont du village, l’axe visuel se termine directement sur la belle façade de l’église Saint-Étienne.

AU FIL DES SIÈCLES, LES MAISONS SE TRANSFORMENT …

On retrouve à Beaumont une quinzaine de maisons de style normand datant du XVIIIième siècle en bon état de conservation. D’autres belles maisons, un peu plus récentes, illustrent l’évolution de l’architecture résidentielle au pays. Le style s’ajuste à la suite de l’expérience climatique acquise à l’Île d’Orléans.

X